Les aventures de Cole Lewitt-Gordon (1)

Les aventures de Cole Lewitt-Gordon (1)
** [ Récit d'un combat ] **

rédigé par le scribe des Uktenas, d'après le témoignage de Cole Lewitt-Gordon(Note de l'éditeur : fans des bisounours et de Babar l'éléphant, passez votre chemin...)

* Cole est un voyageur. Il sait qu'il a beaucoup à apprendre du monde et de la nature. Son Maître lui a appris cela. Plutôt qu'à cheval, il se déplace à pied, petite silhouette silencieuse en manteau noir, la tête cachée sous un large capuchon, son épée Drysdale accrochée à la ceinture de cuir noir qui cintre sa tunique grise, sa baguette magique enfouie dans sa poche. Sans appréhension, les sens en éveil, solitaire, il arpente les terres lycannes, le chaud désert du Fenhir qu'il commence à bien connaître, la plaine de Dorgamor où se trouve son c½ur, les forêts de la Diamen et de Brohéline qu'il trouve propices à la méditation. Souvent, il grimpe en haut d'un arbre et y demeure, à l'affût des bruits alentours et des murmures de son propre esprit...

En cette fin de printemps, il a choisi de s'abîmer un moment dans le contemplation des beautés et des mystères de la forêt de Justika. Depuis plusieurs jours, il n'a vu d'autre présence que celle des animaux. Et les bêtes fuient son approche car elles sentent en lui le loup, assoupi, en sommeil, mais instillant un parfum de menace, une voracité que masquent les yeux froids et pâles du garçon. Cole, cependant, ne se veut pas prédateur et tente de se fondre avec la nature. Il se veut arbre, rocher, fleur. Etre en symbiose avec Gaia. Et lorsque l'oiseau viendra se poser sur son épaule, comme s'il s'agissait d'une branche, et le chevreuil renifler dans le creux de sa main, comme il le ferait d'une touffe d'herbe tendre, alors seulement le garçon se jugera digne de regagner le caern de son Maître et de reprendre ensuite le chemin qui le conduit vers le lit de son amante, dont l'image et la pensée ne le quitte jamais tout à fait.

Ce matin, Cole est sur le qui vive. Quelque chose le suit, quelque chose le piste, quelque chose l'observe. Quelque chose d'une noirceur absolue, qui lui veut du mal, qui veut se délecter de le voir souffrir et gémir de douleur avant d'en faire sa provende. Le garçon sent l'hostilité sourde et glacée qui l'environne, mais la chose, quelle qu'elle soit, demeure invisible à sa vue. Cole s'attend à ce qu'elle lui saute dessus d'un instant à l'autre. Il tente de déguiser sa peur mais son c½ur dans sa poitrine bat plus fort et ses yeux, que l'émotion rend gris, sont vifs comme jamais. Sa main droite est posée sur le pommeau en or blanc de son épée à lame d'acier. Il poursuit sa marche, guettant l'attaque qui sera meurtrière.

La chose est là. Face à lui. Une forme noire, plutôt râblée, musclée. Des griffes longues, effilées, à l'extrémité de chaque doigts. Des griffes qui sont comme des épées. Et dans sa bouche, des crocs tranchants, avide de découper la chaire, de boire le sang, de lui vider le ventre de ses viscères, de se régaler de ses entrailles et de le laisser agonir là, dans une souffrance infinie.

Les yeux de la chose sont jaune acide. Son regard est un puits de cruauté où ne brille aucune lueur, sinon l'étincelle du plaisir que lui procure les hurlements de ses victimes. C'est un alf noir. Un elfe déchu, perverti par les ténèbres, dont la lumière s'est changé en obscurité et dont la conscience s'est éteinte comme une lanterne qui a sombré dans un océan de boue opaque et empoisonnée. Ses ailes sont tombées comme des feuilles mortes et flétries. La perversion qui a rongé son âme et pourri son c½ur a recouvert les fibres de sa peau d'une membrane noire et gélatineuse qui a durcit. Son visage est devenu une grimace sinistre et son regard a pris l'expression d'une haine démesurée, une démence que plus rien, sinon la mort, ne pourra jamais apaiser.

Cole n'est pas un tueur. A moins d'être sous l'effet d'une rage froide et aveugle, il n'aime pas tuer. La vue d'un cadavre le rend malade et lui glace le sang. Mais il n'a jamais tourné le dos au danger, même si ce danger est d'une force supérieure à la sienne. Toujours, il fait face quand l'adversité lui barre le chemin. Et cette fois encore, dégainant son épée, il se prépare à affronter l'Adversaire, décidé à le tailler en pièce, car si Cole n'a pas peur de mourir, il aspire à vivre longtemps encore, pour continuer à servir son Maître et à faire l'amour à celle qu'il aime.

La chose l'observe. Elle le jauge. Elle ne doute pas qu'elle le tuera. Mais elle réfléchit à la manière dont elle le blessera, car elle ne veut pas qu'il meurt trop vite, elle est d'humeur à se repaître des heures durant, une journée entière avec un peu de chance, des cris de sa souffrance. Lui couper les bras, d'abord, pour le réduire à sa merci, arrêter son hémorragie avant qu'il ne perde trop de sang, pour le maintenir en vie, puis lui crever les yeux, lui manger les lèvres, lui ouvrir le ventre tout doucement et y enfoncer les griffes, lui retirer les intestins lentement et le laisser ensuite dans ses tourments jusqu'à ce qu'une bête sauvage le trouve, attirer par l'odeur du sang, et ne l'achève à sa manière.

Le garçon tient son épée Drysdale des deux mains. Il tente de rester concentrer sur l'Adversaire, de ne pas laisser la panique s'emparer de lui, la peur le faire flancher. Une terreur glacée lui plaque la nuque, humidifie le haut de son dos d'une sueur moite. Il sent son sexe se durcir un peu, l'urine lui couler le long de la jambe. Il ne doit pas se laisser troubler. Vider son esprit, ne voir qu'une seule image : l'Adversaire, qu'il lui faut combattre et tuer.

La créature se jette sur lui, frontalement. Elle l'attaque à coups de griffes. Cole pare les coups avec son épée. Il fait d'habiles mouvements, aiguise son regard pour anticiper les assauts de l'Adversaire, déploie ses jeunes muscles. La chose est forte, elle le fait reculer, cherche à l'épuiser. Un moment d'inattention suffira pour qu'elle lui tranche un bras. Le garçon commence à s'essouffler. Son endurance est mise à mal. Sa résistance très durement éprouvée. Il frappe à coups redoublés sur la paire de rangée de griffes qui cherche à le lacérer. Chaque coup provoque comme des étincelles, le choc de l'acier fracassant l'acier. Le combat semble lasser la chose. Elle tente une feinte pour trancher sec la gorge du garçon. Cole a un brusque recul, lève très vite son bras, abat l'épée sur les griffes qui lui frôlent la gorge, les coupant net toutes les cinq. La chose pousse un cri rauque, la douleur décuple sa rage, son autre main griffue fait valser l'épée loin du garçon, tandis que son autre main, aux griffes arrachées, le prend brusquement à la gorge, lui enserre le cou, ne lui laissant qu'un infime souffle d'air. La créature le soulève hors de terre. Elle pourrait aisément lui broyer la nuque ou le transpercer d'un coup de griffe, peut-être l'éviscérer, se régaler de lui voir les tripes lui couler du ventre, et en finir. Cependant elle hésite. Le garçon est à sa merci. L'envie lui reprend de le torturer plus longuement. Car, à le contempler tandis qu'il se tortille sous sa poigne, elle s'avise que le garçon est beau et bien fait, et son plaisir est accru par la perspective de tourmenter ce corps souple, mince, jeune et sensuel.

Une douleur cuisante la fait soudain lâcher prise et reculer. La main dans la poche de son manteau, Cole a saisit sa baguette et prononcé un sortilège informulé. Le temps de sortir sa baguette et de la pointer sur elle, la chose lui a entaillé le bras, du coude au poignet, une vilaine estafilade qui lui fait lâcher sa baguette. La chose se jette sur lui, le fait trébucher. Il est dos contre sol, elle est sur lui. Cole tente de la repousser de son bras gauche tandis que sa main droite s'est saisie de son poignet et lutte pour maintenir les griffes loin de lui. Mais la chose est forte, plus forte que lui, il ne lui résistera pas longtemps. Déjà, elle s'apprête à savourer sa victoire. Elle ne tuera pas le garçon. Pour lui avoir tenu tête, elle le traînera jusqu'à sa tanière et lui fera subir des sévices d'un tourment inimaginable, sur plusieurs semaines sans doute, jusqu'à ce qu'il la supplie de l'achever, à moins qu'elle lui ait arraché la langue dans un baiser carnassier.

Il lui semble soudain que le garçon résiste mieux. Quelque chose a changé. Le garçon semble avoir gagné en force et en vigueur. Sa peau se fissure, ses bras et ses mains se couvrent de poils et les griffes lui poussent sous les doigts. Des griffes qui s'enfoncent dans sa chaire et la font hurler de rage et de douleur. Devenu crinos, Cole inverse la tendance, étreint la créature à son tour, roule avec elle, griffes contre griffes. La chose le mord dans le creux du cou. Le garçon a comme un brusque soubresaut que lui cause la douleur affreuse de la morsure. Il lui enfonce ses griffes dans le ventre et la chose le libère de son étreinte pour hurler, encore et encore, tandis qu'il la laboure de l'intérieur, que le sang et les entrailles de la chose l'éclaboussent et lui maculent la fourrure. Il tue la chose avec application, un acte presque sexuel, comme s'il lui faisait l'amour et que la créature défaillait des suites d'un long orgasme, les yeux vitreux, ses muscles se relâchant d'un coup sec, une carcasse inerte, sanguinolente.

Cole se retire et achève sa transformation. Il est loup à présent. Un loup gris au pelage strié de sang. La nature le fera redevenir homme lorsqu'elle le jugera bon. Ses pattes ne le soutiennent plus, il flanche, s'écroule à quelques mètre de la dépouille de sa victime, épuisé. Mais au fond de l'âme, il éprouve une étrange exaltation à avoir vaincu celle qui voulait le vaincre, à avoir tué ce qui voulait le tuer. Le sang de la chose dans sa bouche lui procure une ivresse infinie. Ses muscles relâchés semblent parcouru des spasmes d'une jouissance continue et prolongée, tandis que son esprit sombre dans l'étourdissement fiévreux d'un plaisir inouï. *

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 14:12

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 01:58

c'est l'automne...

L'automne est arrivé sur Paris...
c'est l'automne...

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 14:27

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 01:54

Les aventures de Cole Lewitt-Gordon (2)

Les aventures de Cole Lewitt-Gordon (2)


** [ Souvenir d'une enfance solitaire ] **

rédigé par Cole Lewitt-Gordon, dans le cahier qui lui sert de journal.


Je suis né un soir de printemps. Un soir pluvieux et boueux. Un bébé plutôt gros, pas évident comme naissance. Il paraît que je ne pleurais pas, comme si déjà j'avais compris que je ne serai ni écouté ni entendu. En grandissant, je suis devenu un petit garçon assez joli, que l'on regardait et que l'on câlinait volontiers. Mon frère Sylvain, de trois ans plus âgé, aimait jouer avec moi. Il était turbulent autant que j'étais calme, enthousiaste pour le monde autour de lui, avide d'en connaître et d'en posséder tous les trésors, tandis que, placide, j'attendais de voir ce que la vie avait à m'offrir. Mon frère était un lycan. Un jour, peu avant ses sept ans, il a reçu un très beau cadeau. On disait qu'il venait de faire sa première transformation et toute la famille était très fière de lui : mon oncle Obérus félicitait mes parents tandis que mes cousins chahutaient gentiment mon frère. Le premier souvenir de mon enfance, encore vivace dans ma mémoire. Ils étaient tous lycans, fiers d'être lycans, et l'on me disait que j'étais lycan aussi et qu'un jour, pareil que mon frère, viendrait le moment pour moi de vivre ma première transformation. Sylvain, que cette expérience avait fasciné et excité, m'en parlait souvent. Il m'en parla jusqu'à mes sept ans. Là, on commença à m'observer de prêt, sans en avoir l'air, et à guetter le moment. On faisait des allusions, on me disait qu'il allait m'arriver une chose étrange, que je devais me préparer. Lorsque j'eus huit ans, on m'en parla un peu moins. Lorsque j'eus neuf ans, on commença à dire que je n'étais peut-être pas lycans. Et les regards changèrent.

Ne pas être lycans, dans ma famille, c'est ne pas être comme les autres, c'est presque comme si on ne méritait pas d'y avoir sa place. Mes cousins et ma cousine jouaient avec mon frère, pas avec moi. Mon oncle et ma tante se préoccupaient de son avenir, exposaient leurs projets le concernant à mes parents, surveillaient son évolution. Ils ne s'intéressaient pas à moi. Ma mère le cajolait davantage. Elle disait qu'elle nous aimait pareil mais qu'elle ressentait une affection particulière pour Sylvain parce qu'il était l'aîné, le premier à qui elle avait donné le jour. Mais une fois où je m'étais caché derrière le canapé et où elle pensait être seule avec lui, je l'ai entendu lui dire qu'il était son préféré parce qu'il était un petit lycan, comme elle, et que bientôt, ils partiraient avec le reste de la famille chasser en forêt.

J'ai commencé à faire des choses bizarres. Je captais les pensées des gens, je faisais bouger les objets à distance. Et je voyais les regards gênés ou froids que l'on me lançait à la dérobée, les petits coups sur les doigts que l'on me donnait pour me faire comprendre que je ne devais pas faire ce genre de chose. On me méprisait de ne pas être lycan, et l'on me reniait comme sorcier. J'approchai de mes dix ans et j'avais compris qu'il me faudrait apprendre à vivre seul et à ne pas être aimé.

J'ai cessé complètement de parler. Ma mère disait que j'étais taciturne et d'un naturel solitaire. Mon père n'était pas souvent là. Et quand il était là, il lui arrivait souvent de ne pas être dans son assiette. Mais il s'inquiétait de me voir m'isoler et sombrer dans le mutisme et dans l'autisme. Il commença à s'occuper de moi avec plus d'attention. Il m'a appris à monter à cheval. Il m'emmenait en voiture avec lui. Une fois, nous sommes allés à la mer tous les deux. C'était la fin de l'hiver, l'eau était glacée, personne sur la plage, que nous deux. Nous sommes restés silencieux assez longtemps, avant que papa ne se mette à me parler. Il me raconta qu'il aimait Sylvain parce que Sylvain ressemblait à ma mère. Et qu'il m'aimait parce que je lui ressemblais. Il me dit que lui non plus n'était pas un lycan. Que ce n'était pas grave de ne pas être un lycan. Que cela n'avait pas empêché ma mère de l'épouser, alors que toute sa famille était contre le fait qu'elle épouse quelqu'un qui n'était qu'un homme. Que cela ne l'empêchait pas d'être un bon père pour Sylvain et d'aimer Sylvain, même si Sylvain était autre chose que ce qu'il était lui. Il me dit que ce n'était pas grave que je ne sois pas lycan. Que cela n'empêchait pas ma mère et mon frère de m'aimer. Que cela n'empêchait pas que je fasse partie de la famille. Et que, grâce à moi, lui même ne se sentait plus étranger au sein de cette famille qui était d'une autre espèce que nous. Je me souviens de ses dernières paroles, cet après-midi là.

« N'ai jamais honte de ne pas être ce que tu n'es pas, Cole. Et n'ai jamais honte d'être ce que tu es. Tu n'es pas lycan, ce n'est pas grave. Je ne le suis pas non plus. Tu es magicien. N'en rougit pas, n'en ai pas peur. Un jour, tu rencontreras quelqu'un qui t'aidera à maîtriser et à contrôler tout cela. Et je serai fier de dire que j'ai un fils magicien. Comme je suis heureux aujourd'hui d'avoir un fils qui ressemble à la femme que j'aime et un autre fils qui me ressemble. »

Je n'ai pas répondu mais je me suis serré et cramponné à lui autant que j'ai pu et je crois bien qu'il a su comme je l'aimai, comme j'étais fier qu'il soit mon père , toutes ces choses que l'on ressent mais que l'on ne dit pas.

Papa avait un cancer. Il est mort l'année suivante, au début de l'automne, alors que les feuilles des arbres devenait couleur de sang et jaune or.

Je revois ma famille rassemblée le jour de l'enterrement. Tout le monde en noir, le visage grave. Mon frère, au seuil de l'adolescence, contre lequel ma mère, très ébranlée, se serrait. Mon frère Sylvain était devenu l'homme de la famille. Moi, j'étais le petit frère marginal, celui qui ne parlait pas. Jamais je ne me suis senti aussi seul que ce jour là. La famille se regroupait pour partager sa peine mais je restais en dehors. On ne se souciait pas de moi . On disait que je ne ressentais rien.

Après l'enterrement, je ne suis pas entré à la maison. J'ai couru, longtemps, dans mes habits noirs, le long de la route, puis dans la forêt. Je n'arrivais pas à pleurer. Je n'arrivais pas à crier. Je ne savais pas comment faire sortir la peine que j'avais en moi. J'ai continué de courir. Plus vite. Je me suis égratigné les mains et les jambes. Ça m'était égal. J'ai senti que la tête me tournait. Je me suis arrêté et le monde était devenu flou. Le monde vacillait autour de moi, de plus en plus vite, une vitesse vertigineuse. J'ai vomi. J'ai fais quelques pas. J'ai perdu l'équilibre. Je suis tombé sur le sol et cela m'a fait mal mais j'étais comme dans un rêve, un état second et je sentais que mes vêtements se déchiraient, que mon corps changeait. Ma peau de fissurait, se couvrait de poils gris et blancs, et j'avais comme des griffes qui me poussaient sous les ongles et ça faisait si mal, mais je ne criais pas, parce que je ne savais pas crier. Lorsque l'on est muet depuis si longtemps, on sait aussi être muet dans la douleur. La souffrance dura longtemps. Ensuite, m'étant relevé sur mes quatre pattes, je me suis léché les endroits où j'avais mal, j'ai commencé à apprivoiser mon nouveau corps de loup, ma nouvelle vision du monde. Mes sens me semblaient tellement plus aiguisés.

J'ai erré un moment comme cela. Je ne savais que faire pour redevenir garçon. J'ai fini par rentrer à la maison, à la nuit tombée. La cuisine était éclairée. J'ai gratté à la porte et Sylvain, mon frère, m'a ouvert. Il a eu tellement peur, Sylvain, de me savoir disparu. Il m'a cherché tout l'après midi. Il a donné un sédatif à maman pour qu'elle puisse dormir. Il avait décidé de veiller mon retour toute la nuit. Et là, il me serrait contre lui, en pleurant, en me caressant, en m'appelant « petit frère, petit loup » et je suis redevenu petit garçon dans mon sommeil, au cours de la nuit, que j'ai passé avec maman et lui, dans le grand lit de la chambre des parents, la famille réunie et solidaire. Maman, ensuite, a essayé de me montrer qu'elle m'aimait mais elle n'arrivait pas à me comprendre. Sylvain m'a servi de père. Plus tard, j'ai rencontré Maître Acharn qui a fait de moi un vrai magicien, et Aphrodite qui a fait de moi un homme.

Papa... je songe souvent à lui. Il n'a jamais su que son petit garçon ne lui ressemblait pas finalement. Parfois, j'ai le sentiment quelque part de l'avoir trahi. Comment aurait-il réagit, papa, en me voyant revenir louveteau ? Je crois qu'il m'aurait aimé quand même.

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 07:31

Modifié le lundi 15 octobre 2007 13:05

Pour petite fée...

Spécialement pour toi, ma petite fée.
Pour petite fée...

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 13:17

Modifié le samedi 06 octobre 2007 01:02

.-~*''*•~-.(_Terres Lycannes_).-~*''*•~-.

.-~*''*•~-.(_Terres Lycannes_).-~*''*•~-.


"Romantique et érotique, c'est notre marque de fabrique"


Vous êtes déjà plusieurs à suivre la fameuse série Terres Lycannes qui racontent les aventures de la petite famille Snori, de la rencontre de Djello et d'Aphrodite à la naissance de leurs enfants, associant à la petite histoire la grande avec en arrière plan les règnes successifs de Duael, Laurelyn et Acharn... Six saisons riches en émotion et rebondissements. Certains d'entre vous ont commis des actes désespérés pour en faire partie... D'autres y ont été incorporés malgré eux car quiconque a commis l'erreur de faire un RP avec Aphrodite et moi s'est retrouve irrémédiablement personnage de la série... Parmi nos victimes, citons Alvyane, Wolfen, Laurelyn, Acharn, Zofia, Féline, Lupinette, Setsuna, Lamessen, Arven, Kitsune...^^


Série disponible en édition extrêmement limitée, si vous suppliez longtemps...



Djello Snori
marié en première noce à Dyane Harringhton, avec qui il eut des jumeaux : Tadzio et Wendy
marié en seconde noce à Aphrodite, avec qui il eut un fils, Ténébrion

Aphrodite
fille de Plucky et de Sélène Lyckas de kourtléonis, épouse de Djello, mère de Tadzio, Wendy, et Ténébrion
amante de Cole, avec qui elle eut une fille, Ariane

Dyane Harringhton
fille d'Obérus et d'Amorya, épouse de Djello, mère des jumeaux Tadzio et Wendy

Ambrosya Lewitt-Gordon
Soeur cadette d'Amorya Harringhton, mère de deux fils, Sylvain et Cole

Cole Lewitt-Gordon
fils cadet d'Ambrosia, cousin germain de Dyane Harringhton (et par alliance de Djello), amant d'Aphrodite, élève de l'école de magie de Poudlard (maison : serpentard), chouchou de la sorcière Féline Black, disciple du maitre uktena Acharn

Tadzio Snori
fils de Djello et de Dyane, filleul de Nosférax Pourpressang et d'Alvyane Kermoal, fiancé à Kitsune

Wendy Snori
fille de Djello et de Dyane, filleule de Galadan et de Shina, mariée au démon Jihan

Ténébrion Snori
fils de Djello et d'Aphrodite, filleul de Cole et de Laurelyn

Ariane Lewitt-Gordon
fille de Cole et d'Aphrodite, filleule d'Arzhel et de Féline Black

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 13:29

Modifié le samedi 06 octobre 2007 01:27